Mais aussi dans le monde industriel : engins de chantier, véhicules électriques (voiture, trottinette, vélo…), systèmes solaires, datacenters, outils électroportatifs ou encore sites logistiques.
C’est une technologie très performante.
Une batterie lithium-ion peut stocker 3 à 4 fois plus d’énergie que d’autres technologies, se recharge rapidement et supporte un grand nombre de cycles de charge et de décharge.
Mais elle est aussi plus fragile et présente des risques spécifiques, notamment celui d’un embrasement soudain.
Au point que la 3ᵉ édition de la norme ISO 3941, publiée en janvier 2026 sur la classification des feux, introduit une nouvelle classe :
La classe L, dédiée aux feux de batteries lithium-ion, dits feux « électrochimiques ».
Ces feux présentent des dangers particuliers :
• très forte densité énergétique,
• emballement thermique,
• dégagement massif de gaz toxiques et corrosifs,
• fuites d’électrolyte.
Les scénarios d’incendie sont donc radicalement différents des feux classiques.
Ils ne peuvent pas être maîtrisés par des moyens d’extinction traditionnels : le feu est auto-entretenu, même sans oxygène, et le risque de réinflammation est élevé.
Cette nouvelle classification « L » n’est pas qu’une étiquette de plus.
Elle reconnaît la spécificité des feux de batteries lithium-ion et implique des moyens de gestion adaptés, humains comme matériels, pour anticiper plutôt que subir.
Rédigé par Stéphanie Luttringer